Manifeste du Collectif d’Information et de Recherche Cannabique (CIRC)
Depuis des décennies, une fiction politique dangereuse est entretenue : celle selon laquelle la prohibition protégerait la société.
C’est faux.
Et il est temps de le dire clairement.
La prohibition n’est pas un échec : elle est un moteur
On nous parle sans cesse de “l’échec” de la guerre contre les drogues.
Mais parler d’échec, c’est encore lui accorder une intention vertueuse.
La réalité est bien plus brutale :
la prohibition fonctionne parfaitement… pour produire ce qu’elle prétend combattre.
- Elle nourrit les réseaux criminels
- Elle structure des marchés clandestins violents
- Elle alimente la corruption
- Elle met en danger les usagers
La prohibition n’est pas une erreur.
C’est un système criminogène.
Les consommateurs ne sont pas responsables
Depuis trop longtemps, responsables politiques et certains médias désignent les usagers comme coupables.
C’est une imposture.
Les consommateurs de cannabis :
- ne contrôlent ni les filières illégales
- ne fixent pas les prix
- ne choisissent pas la violence
Ils subissent un marché imposé par la loi.
Accuser les usagers, c’est :
- détourner l’attention
- masquer les responsabilités politiques
- légitimer une répression inefficace et injuste
Les vrais responsables
Les véritables responsables du chaos actuel ne sont pas ceux qui consomment.
Ce sont ceux qui :
- maintiennent la prohibition malgré ses conséquences connues
- refusent toute réforme pragmatique
- instrumentalisent la peur à des fins politiques
Chaque jour de statu quo renforce les réseaux criminels.
Chaque loi répressive supplémentaire :
- enrichit les trafics
- dégrade la sécurité publique
- fragilise l’État de droit
Une démocratie sous pression
La prohibition ne détruit pas seulement des vies individuelles.
Elle sape les fondements mêmes de notre démocratie :
- banalisation des contrôles abusifs
- atteintes aux libertés individuelles
- discriminations systémiques
- saturation des forces de l’ordre et de la justice
Pendant ce temps,
le cannabis circule partout — y compris là où l’État prétend tout contrôler, comme en prison.
Qui peut encore croire à cette illusion ?
Partout ailleurs, le changement est en marche
Pendant que la France s’enferme, d’autres avancent :
- La Suisse expérimente des modèles de distribution encadrée
- L’Allemagne a engagé une légalisation avec autoproduction et clubs
- Le Luxembourg autorise la culture personnelle
Ces pays ont compris une chose essentielle :
réguler, c’est reprendre le contrôle.
Ce que nous défendons
Le CIRC porte une vision claire, cohérente et responsable :
- Une légalisation fondée sur les libertés individuelles
- Une production locale et transparente
- Le droit à l’autoproduction
- L’ouverture de cannabistrots
- La création de Cannabis Social Clubs
- Une sortie du marché criminel
Nous ne défendons pas un produit.
Nous défendons :
- la santé publique
- la sécurité
- la cohérence politique
- les droits fondamentaux
Appel à l’action
Nous appelons :
- les citoyens à refuser cette hypocrisie
- les usagers à sortir de la stigmatisation
- les professionnels à prendre la parole
- les élus à assumer leurs responsabilités
Il ne s’agit plus de débattre à l’infini.
Il s’agit d’agir.
Notre message est simple
Tant que la prohibition perdure :
- les trafics prospèrent
- la violence continue
- l’insécurité augmente
Et ceux qui la défendent en sont objectivement les complices.
Conclusion
L’histoire jugera sévèrement cette obstination.
Mais nous n’attendrons pas qu’elle passe.
Nous sommes celles et ceux qui refusent de détourner le regard.
Nous sommes celles et ceux qui agissent.
➡️ Rejoignez-nous.
➡️ Organisez-vous.
➡️ Faites entendre votre voix.
Parce que la prohibition n’est pas une solution.
C’est le problème.







