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Maroc: un Français condamné pour "trafic de drogue" en grève de la faim (07/02/08 12:13)
 
Maroc: un Français condamné pour "trafic de drogue" en grève de la faim
AFP 03.01.08 | 15h26

Un ressortissant français, Christophe Curutchet, a entamé depuis deux
semaines une grève de la faim à la prison de Mohammédia (70 km au sud
de Rabat) pour protester contre sa condamnation à huit ans de prison
pour trafic de drogue au Maroc, a indiqué jeudi à l'AFP son avocat.
"M. Curutchet est en grève de la faim car il se sent victime d'une
mafia de trafiquants de drogue", a déclaré son avocat Mohamed Ziane,
bâtonnier de Rabat. Christophe Curutchet, directeur d'une société de
transport international basée à Casablanca, a été arrêté en 2006 et
condamné à 10 ans de prison. Cette peine a été ramenée en appel à
huit ans de prison en avril 2007. La police avait découvert dans un
camion de sa société 1,4 tonne de résine de cannabis dissimulée dans
une cargaison de textile en partance pour la France. M. Curutchet a
clamé son innocence après son arrestation ainsi que durant les procès
en première instance et en appel. Me Ziane a en outre indiqué que la
cour suprême qui a été saisie de cette affaire, s'apprête à rendre
son verdict. "L'affaire est en délibérée. L'avis du parquet de la
Cour suprême va dans un sens positif car les motifs de la
condamnation de M. Curutchet ne sont pas convaincants", a ajouté Me
Ziane. "C'est là un bon signe pour la révision du procès", a-t-il
estimé.


http://www.lemonde.fr/web/article/
0,1-0@2-3212,36-995635@51-995709,0.html

Au Maroc, la grève de la faim d'un transporteur français condamné
pour trafic de stupéfiants
LE MONDE | 03.01.08 | 15h43 • Mis à jour le 03.01.08 | 15h43
(Mohammedia, Maroc, Envoyé spécial)

l n'y a jamais de silence dans ce coin de Mohammedia. Les hauteurs de
cette cité marocaine proche de Casablanca, où se dresse la prison
décrépite, retentissent des cris des détenus, couverts par
d'incessants aboiements. Christophe Curutchet, lui, n'entend plus
rien. "Comment je suis arrivé là ?" ressasse ce Français de 36 ans.
Depuis deux semaines, il est en grève de la faim. "Même si je dois
sortir d'ici les pieds devant, j'en sortirai", nous lance-t-il,
lorsque nous l'avons rencontré en prison.

La justice marocaine lui reproche d'être un narcotrafiquant. Le
tribunal correctionnel de Tanger l'a condamné, le 28 décembre 2006, à
dix ans de prison. En appel, le 18 avril 2007, sa peine a été ramenée
à huit ans.
Sa vie s'est arrêtée, comme il le dit, le 16 septembre 2006.
Christophe Curutchet est alors directeur de la société de transport
international, STE Méditerranée, basée à "Casa". Ce jour-là, son
entreprise affrète un camion de 36 tonnes pour Chantelle, marque de
lingerie féminine, qui fabrique des produits au royaume. Quarante-
deux palettes sont chargées auprès de deux sous-traitants. La
marchandise doit être acheminée en France.

Au port de Tanger, le camion est passé au scanner. Les douanes
découvrent deux palettes non déclarées. A l'intérieur, 1,4 tonne de
haschisch. M. Curutchet se rend dès le lendemain à la police de
Tanger pour une déposition. Après une nuit au poste, un juge
d'instruction le met en examen pour "détention, trafic, transport et
complicité de tentative d'exportation de marchandises prohibées". Il
nie les faits mais est écroué à la prison de Tanger.

"EN SA QUALITÉ DE DIRECTEUR"

Pour le tribunal, Christophe Curutchet, en tant que directeur, était
forcément au courant d'un tel chargement de haschisch. De plus, la
présence au Maroc de son PDG, Michel Mezerette, la veille de cette
saisie, tend à prouver, pour la justice marocaine, que "les
intéressés ont procédé à la préparation et à la planification
d'exportation des stupéfiants", lit-on dans l'ordonnance de renvoi.
Elle souligne aussi que le PDG avait annoncé son intention de vendre
la société, qui est "en bonne santé, ce qui suscite de notre part
doute et suspicion". Le 16 février 2005, 70 kg de résine cannabis
avaient déjà été saisis dans un des camions de STE Méditerranée, mais
M. Curutchet avait été mis hors de cause. "Tout cela constitue des
présomptions que l'intéressé ne pouvait ignorer l'existence des
stupéfiants", peut-on lire dans le jugement de 2006. "Il est en
prison en sa seule qualité de directeur. C'est fou !" estime son
avocate, Patricia Simo. "Cette affaire fait honte au Maroc, s'emporte
son conseil, Mohammed Ziane, bâtonnier de Rabat et ancien ministre
des droits de l'homme. Où est donc la présomption d'innocence ? Rien
dans ce dossier ne prouve sa culpabilité."

La grève de la faim est, dit-il, son unique moyen pour sensibiliser
les autorités marocaines et françaises. "Mon pays m'a abandonné",
soupire-t-il. Il s'est pourvu en cassation le 19 avril. La Cour
suprême doit prochainement rendre son verdict. Le Français espère un
nouveau procès.
Mustapha Kessous


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