COMMUNIQUÉ DE PRESSE

le 15/05/2015

En proposant comme seule réponse à la manifestation du collectif St Ouen debout !, un renforcement des effectifs policiers, les autorités ont une nouvelle fois démontré deux choses.

La première, c'est qu'il n'y a rien d'autre à attendre qu'une application stricto-sensu de la loi de la part du ministère de l'Intérieur.
En s'abstenant de réfléchir à la pertinence du système prohibitionniste et en prenant des mesures dont on sait qu'elles ne produiront aucun effet, si ce n'est déplacer le problème et entrainer de nouvelles guerres de territoire, donc de nouvelles victimes, le ministre de l'intérieur joue parfaitement son rôle de pompier pyromane.

La seconde, c'est justement cette incapacité à entendre la colère légitime des habitant(e)s d'un quartier populaire socialement abandonné.
Les solutions proposées ne correspondent nullement à leurs attentes. C'est bien de justice sociale et d'intégration des jeunes au sein de structures culturelles et sportives que réclament les associations et non une énième démonstration de force médiatique.

Le collectif St Ouen debout ! pose la question de la pertinence de la Loi de 1970, une loi criminogène qui fait d'un comportement individuel consenti (l'usage d'une substance interdite) un délit passible de prison. Une loi qui refuse de reconnaitre la réalité culturelle de la consommation de chanvre/cannabis dans nos sociétés occidentales.

Les discours sécuritaires du ministre de la Justice ont été relayés par ceux de la ministre de la Santé plus prompte à défendre l'indispensable mise en place de salles de consommation à moindre risque qu'à tolérer un usage ludique (ou thérapeutique) d'une plante somme toute bien peu toxique.

Un paradoxe, une schizophrénie gouvernementale qu'on ne peut, pour une fois, attribuer au cannabis !

Fédération des CIRCs




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