COMMUNIQUÉ DE PRESSE

le 17/11/2014

Au Mexique, le récent massacre de 43 étudiants venus manifester contre la corruption illustre de la plus monstrueuse des façons, ce que la prohibition des drogues génère de pire. Le pays, situé sur la route de tous les trafics d’Amérique Latine vers les USA, est sans doute celui du continent qui paye le plus lourd tribut à cette politique imposée par son voisin nord-américain.

C’est pas centaines de milliers que se comptent les victimes de cette guerre. S’il fut un temps où celles-ci se dénombraient principalement chez les membres des gangs, c’est désormais parmi la population que l’on recense de plus en plus de morts. C’est en tout impunité que des élu(e)s corrompu(e)s, appuyé(e)s par la Police, l’armée et les narcotrafiquants, n’hésitent plus à éliminer les quelques lanceurs d’alertes dénonçant leurs actes sur les réseaux sociaux.

Sur ces mêmes réseaux sociaux, c’est par dizaines que les tueurs des cartels postent les exécutions qu’ils commettent, sans que cela ne provoque plus de réactions médiatiques et politiques que cela. Faut-il être journaliste, militaire ou humanitaire et égorgé de la main d’un fanatique religieux (musulman de préférence) pour susciter la même indignation ? On se le demande.

Désemparée, la population mexicaine manifeste depuis plusieurs jours. Un véritable climat insurrectionnel s’est emparé de la petite ville d’Iguala dans l’État de Guerrero au centre du Mexique.

L’Europe ne doit pas se croire à l’abri de cette violence. Le fait que les récents règlements de comptes survenus dans certaines grandes villes françaises, ne touchent plus seulement des mafieux notoires, mais de plus en plus de jeunes revendeurs, devrait nous alerter.

Contrairement à ce que ressassent les partisans du tout-répressif, les drogues ne sont pas responsables de cette violence et la corruption des institutions politiques, financières, policières et militaires à laquelle nous assistons de plus en plus, sont bien le résultat d’e cette politique imbécile, criminogène et liberticide. L’aveuglement des « djihadistes de la prohibition » en font les alliés objectifs des réseaux criminels. Sans doute devront-ils un jour en répondre.

 

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