MÉDIAPART – Légalisation du cannabis (3/6). Mamie devrait-elle fumer des joints ?

le 14/08/2014

14 août 2014 | Par Iris Deroeux - Mediapart.fr

 

Un dispensaire du Colorado.
Un dispensaire du Colorado. © I.D

États-Unis, correspondance. « Should grandma smoke pot ? », « Mamie devrait-elle fumer des joints ? », titrait avec une pointe d’humour un documentaire américain sorti en 2012. Mais la question se voulait aussi très sérieuse et le documentaire prenait la forme d’un argumentaire pédagogique et militant en faveur du cannabis thérapeutique pour les seniors. Aux États-Unis, le cannabis thérapeutique a le vent en poupe, quels que soient les publics, leur âge et leurs maux. Vingt-trois États en ont légalisé l’usage, certains l’autorisant pour des maladies bénignes, en cas de douleurs, d’autres pour un petit nombre de maladies bien spécifiques. Dans l’État de New York, le dernier État américain à l’avoir autorisé, il est limité au traitement d’une dizaine de maladies dont Parkinson ou le VIH.

 


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« La marijuana médicale est presque devenue une religion », estime Margaret Haney, directrice du laboratoire d’études de la marijuana à l’université de Columbia, à New York, à la fois surprise et légèrement inquiète face à ce phénomène. Car la marijuana médicale se propage à travers le pays alors que la recherche sur le sujet est encore insuffisante de l’avis de nombreux chercheurs. « Sur ce sujet, la société est allée plus vite que la recherche », poursuit-elle.


La communauté scientifique aimerait également être mieux entendue dans le débat sur la dépénalisation et la légalisation du cannabis à usage récréatif. Deux États l'ont déjà légalisé, deux nouveaux référendums se tiendront sur le sujet en novembre. À chaque fois, les arguments en faveur de la légalisation sont légion, comme nous l’avons vu dans les précédents articles de cette série (ici et ). Mais les scientifiques ont rarement voix au chapitre. Ils ont pourtant beaucoup à dire, tant sur ce qu’ils savent que sur ce qu’ils ignorent encore, et sur les pistes à explorer. Ils ne sont bien évidemment pas tous d’accord, ce qui fait du champ de recherche sur le cannabis un domaine vaste et polémique. Le degré de politisation du sujet rend leur travail et les résultats extrêmement sensibles.


Les études sur le cannabis portent tant sur sa composition chimique que sur les effets et les risques physiques et psychologiques associés à sa consommation. Les recherches portent également sur les possibles propriétés médicinales de la marijuana, qui suscitent aujourd’hui beaucoup d’espoirs. Il est à noter que ce champ d’étude est assez récent, l’aspect psychotrope du cannabis ayant pendant de longues années freiné l’étude de ses vertus médicales potentielles.


Il y a ainsi deux manières d’appréhender la marijuana : comme un psychotrope, dont la consommation comporte des risques, et comme une substance prometteuse capable de soulager et de soigner. Pour comprendre cette dualité, il est utile de revenir brièvement sur la composition du produit.


Il a fallu attendre les années 1960 pour connaître la structure chimique du cannabis. Depuis lors, le D9-tetrahydrocannabinol, plus connu sous le nom de THC, est reconnu comme le principal agent pharmacologique du chanvre. C’est son ingrédient le plus actif, celui qui provoque le « high » (la sensation d’euphorie) selon la terminologie anglo-saxonne. Mais au-delà du THC, la feuille et la fleur de cannabis contiennent soixante composés, les cannabinoïdes, auxquels s’ajoutent quelque 400 composants chimiques. Si tous les cannabinoïdes ne sont pas encore bien connus, certains ont déjà été identifiés comme non psychoactifs, notamment le cannabidiol (CBD).


Avant de faire un tour d’horizon des recherches sur le sujet, résumons encore le fonctionnement de la marijuana dans le cerveau de l’usager. Comme d’autres plantes psychotropes et drogues de synthèse, le cannabis perturbe l’équilibre naturel des neurotransmetteurs, un ensemble de molécules produites naturellement par le cerveau et permettant de transporter de l’information d’un neurone à un autre. Cet ensemble a un rôle dans la modulation des comportements humains, des affects et des perceptions du monde de chacun.


Le cannabis peut ainsi influencer les circuits neuronaux affectés au plaisir et à la récompense. Il pourra par exemple entraîner le relâchement de dopamine, un neurotransmetteur central dans le système de récompense, augmentant ainsi artificiellement la sensation de plaisir. La marijuana aura également une action sur les récepteurs cannabinoïdes déjà présents dans le cerveau, composant le système dit endocannabinoïde. Ces récepteurs naturels ont été découverts dans les années 1990 par le laboratoire du chimiste Raphaël Mechoulam, à Jérusalem, en pointe sur l’étude du cannabis. Ces chercheurs ont ensuite identifié l’anandamide, un neurotransmetteur naturellement produit par le cerveau et agissant sur ces récepteurs.


Ainsi, « la sensation d’euphorie légère, de relaxation et de perceptions auditives et visuelles amplifiées que produit la marijuana s’explique presque entièrement par son action sur les récepteurs cannabinoïdes. Ces récepteurs sont présents un peu partout dans le cerveau et une molécule endogène qui s’y lie naturellement, l’anandamide, a été identifiée. (…) L’anandamide participe à la régulation de l’humeur, de la mémoire, de l’appétit, de la douleur, de la cognition et des émotions. Lorsqu’on introduit du cannabis dans l’organisme, son ingrédient actif, le Delta-9-tetrahydrocannabinol (ou THC), peut donc perturber toutes ces fonctions »,lit-on sur le site très accessible réalisé par l’université québécoise de McGill, Le cerveau à tous les niveaux.


Vices et vertus


Une bonne partie de la recherche s’est d’abord attelée à identifier les effets néfastes du THC. Une orientation qui n’est pas sans lien avec un certain climat politique, que ce soit en Europe ou aux États-Unis, où le cannabis est avant tout considéré comme une drogue dangereuse et illicite. Addictive ? Le mot continue de faire polémique. Le cannabis est moins addictif que d’autres drogues et n’a jamais provoqué d’overdose mortelle. Mais il comporte un risque de dépendance psychique, les gros usagers rencontrent souvent des difficultés à arrêter.

 

Les risques pour le système pulmonaire ont également été mis au jour, surtout quand le cannabis est fumé et associé à du tabac. Plus spécifiquement, les recherches ont permis d’identifier des impacts négatifs du cannabis sur la mémoire, la concentration, l’attention et la motivation des usagers au long cours. Des risques pouvant être décuplés quand l’usager commence à consommer du THC dans la période de l'adolescence.


L’une des études les plus récentes sur le sujet est parue en août  2012 dans les « Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences » (ici). C’est le résultat du travail de chercheurs anglo-saxons et néo-zélandais qui ont suivi un millier de personnes consommatrices et non consommatrices de cannabis, pendant vingt ans, dans la ville de Dunedin en Nouvelle-Zélande. Ils concluent qu’une consommation régulière et prolongée du cannabis commencée à l’adolescence peut entraîner une altération des performances intellectuelles et une baisse du quotient intellectuel à l’âge adulte. Il faut noter que ces conclusions ont déjà été réfutées par un chercheur norvégien (ici), estimant que des facteurs socio-économiques pouvaient aussi expliquer la diminution du QI.


Une autre zone d’ombre porte sur la relation compliquée entre le cannabis et les troubles psychiques, la substance pouvant par exemple révéler une schizophrénie latente. Ces recherches sont encore en cours (lire ici un résumé des études réalisées). Si elles indiquent bien une association entre les deux, elles ne concluent pas qu’il existe un lien de cause à effet.

 

Enfin, un dernier problème tient à la composition du cannabis, dont le taux de THC est de plus en plus élevé. C’est désormais considéré comme un gage de qualité, recherché par les usagers les plus réguliers, mais cela signifie que le cannabis a des effets de plus en plus puissants. Un laboratoire japonais s’est penché sur le sujet, en 2010-2011, et il a conclu que la teneur moyenne en THC du cannabis disponible sur le marché illicite était désormais comprise entre 11,2 % et 22,6 %. Celle-ci était de 1 à 5 % dans les années 1970.


Ce constat n’est pas limité au marché noir : dans le Colorado et dans l’État de Washington, où le cannabis à usage récréatif est désormais légal, la teneur en THC de la marijuana n’est pas contrôlée par une quelconque autorité. Les seules limites portent sur le dosage des boissons et des aliments infusés au cannabis.

 

« Le Colorado et l’État de Washington ont tous deux limité la dose de marijuana que peuvent contenir les aliments et boissons infusés au cannabis à 100 milligrammes par paquet. Ce chiffre rond n’a pas beaucoup de sens. En matière de dosage et de ce que les adultes peuvent supporter, personne ne sait vraiment. Il semblerait en outre que le THC n’entre pas dans le sang de la même manière, selon que le cannabis ait été fumé, consommé dans une cigarette électronique, ingéré ou bu. Mais la recherche scientifique ne permet pas encore de savoir quelle devrait être la juste limite, selon Mark Kleiman, professeur de politique publique qui conseilla l’État de Washington sur la régulation de la marijuana », résumait ainsi le magazine Rolling Stone en janvier dernier.


Les risques existent et les incertitudes sont donc nombreuses, comme le rappellent des chercheurs autant que des médecins lorsqu’il s’agit de discuter des vertus médicales de la marijuana. Car celles-ci aussi font l’objet d’études, de plus en plus nombreuses et prometteuses. Actuellement, la recherche sur le cannabis thérapeutique suscite en effet beaucoup d’espoirs, même si les réalisations sont encore limitées.


Par exemple, les cannabinoïdes s’avèrent intéressants dans le cadre de traitements contre l’anorexie et les nausées (en stimulant l’appétit), le glaucome, les contractures musculaires, la sclérose en plaque ou encore l’épilepsie et le syndrome de la Tourette. En témoignent les résultats d'une étude parue en 2011, au cours de laquelle les chercheurs ont suivi et décortiqué les dossiers médicaux de 1 655 personnes vivant en Californie à qui du cannabis thérapeutique a été prescrit.


Son impact sur l’anxiété est prometteur, notamment dans le cadre du traitement de troubles de stress post-traumatique. C’est un domaine particulièrement en vogue aux États-Unis, où des associations de vétérans de guerre font pression afin d’en savoir plus sur le sujet et avoir accès au cannabis thérapeutique. Une dizaine d’États permettent déjà aux médecins de prescrire du cannabis en cas de stress post-traumatique. Le National institute for drug abuse, entité fédérale compétente en la matière, vient enfin de donner le feu vert à un laboratoire de l’université d’Arizona afin qu’il étudie les effets du cannabis thérapeutique sur une cinquantaine de vétérans.


Plus généralement, la marijuana semble présenter un véritable intérêt pour lutter contre la douleur. Les cannabinoïdes non psychoactifs, tel le CBD, peuvent agir comme un antalgique. Comment ? Des recherches laissent à penser que certains d'entre eux provoquent une sorte de dissociation cognitive chez l’usager, c’est-à-dire que celui-ci réalise que la douleur est présente mais n’y réagit pas émotionnellement.

 

Le rôle des cannabinoïdes est aussi à l’étude dans le cadre de traitement contre le cancer (ici), même si ces pistes sont encore sujettes à caution.

 

Se basant sur ces différents résultats, trois médicaments dérivés du cannabis, contenant des cannabinoïdes de synthèse, ont déjà été mis sur le marché. Le Cesamet et le Marinol sont notamment prescrits pour lutter contre les nausées liées à certains traitements, contre des cancers ou le VIH. En France, le Marinol peut être prescrit dans le cadre du traitement de douleurs chroniques, mais seulement par le biais d’autorisations temporaires d’utilisation demandées par des médecins en cas de résistance à d’autres traitements.


Le troisième est le Sativex, produit par le laboratoire britannique GW Pharmaceuticals. Il associe deux molécules, le THC et le cannabidiol (CBD), et se présente sous la forme d’un spray buccal. Son autorisation de mise sur le marché a été décidée en janvier dernier en France. Il pourra être utilisé par des personnes atteintes de la sclérose en plaques afin de soulager les contractures sévères provoquées par la maladie, si les autres traitements se révèlent impuissants. Il est autorisé dans douze autres pays, mais pas aux États-Unis.

 

Ici, un autre médicament du laboratoire GW, l’Epidiolex, est actuellement en phase de test. En attendant, le Marinol est donc le seul médicament dérivé du cannabis autorisé sur le marché américain. Mais il n’est pas très populaire ni très diffusé, les patients lui préférant souvent la plante naturelle.

 


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L'argument de la compassion

Dans les 23 États américains où il est légal (liste ici), le cannabis thérapeutique est en fait surtout consommé sous sa forme naturelle, qu’il soit acheté dans des dispensaires ou cultivé à domicile. La plupart de ces États autorisent en effet les patients à faire pousser jusqu’à douze plants pour leur usage médical personnel.

 

Ils préconisent encore la prise de cannabis sous forme d’huile ou d’extrait. Ainsi l’État de New York vient de passer l’une des lois les plus restrictives en la matière : le cannabis thérapeutique ne peut pas être fumé, mais seulement consommé sous forme de pilule, d’huile, dans une cigarette électronique ou dans des aliments.


Et si certains États tentent de mieux préciser ces lois votées dans les années 1990 et 2000 afin de réduire la marge de manœuvre laissée aux patients (notamment le fait de les laisser cultiver des quantités non négligeables de cannabis, sans droit de regard sur le taux de THC que celui-ci contient), plusieurs associations se battent pour protéger ces acquis.


À Denver, dans le Colorado, nous avons rencontré Teri Robnett, qui est à la tête de la Cannabis Patients Alliance, un lobby défendant les personnes ayant recours au cannabis thérapeutique dans l’État. Elle-même en consomme pour soulager des douleurs liées à une fibromyalgie, nous explique-t-elle. Nous discutons de l’état de la recherche scientifique, des questions encore en suspens sur le cannabis thérapeutique. Elle aimerait en savoir plus, mais en attendant, elle estime que « tous les patients ont de vrais besoins médicaux », « que la marijuana les soulage ». Ce sont des personnes avec de petits moyens, « beaucoup ne travaillent pas, et vivent grâce aux aides de l’État », précise-t-elle.

 

« Le vrai problème ici, c’est la consommation d’opioïdes, de médicaments antidouleurs à base d’oxycodone tels que l’Oxycontin, poursuit-elle. Ils sont très addictifs, surtout quand ils sont mélangés avec l’alcool. La marijuana aide certains à décrocher de ces analgésiques, elle les soulage et elle est moins addictive. » Teri Robnett entonne ainsi un refrain classique aux États-Unis en ces temps de réforme des politiques en matière de marijuana.

 

Il s’agit d’affirmer le droit de chacun à se soigner comme il l’entend et à consommer ce qui est vu comme un médicament naturel, plutôt qu'un antidouleur imposé par l'industrie pharmaceutique. Un argument qu'il faut situer dans le contexte américain, où la surconsommation, le trafic et l'addiction à l'oxycodone sont devenus de véritables problèmes de santé publique (ici quelques données chiffrées sur le sujet). Défendre le cannabis apparaît en outre comme une affaire de « compassion » envers des personnes malades et mal soignées. Le mot revient régulièrement et apparaît même dans le titre de lois récentes votées en faveur du cannabis thérapeutique. La loi new-yorkaise votée en juin dernier se nomme ainsi le Compassionate care act.


L’argument de la compassion est particulièrement populaire depuis l’apparition de la « Charlotte’s web ». Le nom désigne un type de cannabis particulier, faiblement dosé en THC et fortement dosé en cannabidiol (CBD). Il fut mis au point par des cultivateurs du Colorado afin de soulager Charlotte Figi, une enfant atteinte d’une forme d’épilepsie rare et grave dite syndrome de Dravet. Ceux-ci ont nommé la plante Charlotte's web en hommage au blog qu'animait la mère de Charlotte. Depuis 2013, cette affaire n’en finit pas de prendre de l'importance et elle est devenue un argument en faveur de la légalisation du cannabis thérapeutique. Des propositions de lois ont même emprunté son nom.


Paige Figi, chez elle, à Colorado Springs
Paige Figi, chez elle, à Colorado Springs © I.D

À Colorado Springs, dans le Colorado, nous avons donc rencontré Paige Figi, mère de Charlotte, désormais à la tête de Realm of Caring, une fondation qui dispense la Charlotte’s web à plusieurs centaines d’enfants atteints d’épilepsie, de cancer à un stade avancé et d’autres maladies graves. Elle raconte son histoire : celle de parents qui ont tout tenté afin de soulager leur enfant de 5 ans, malade au point qu’une violente crise d’épilepsie se déclenchait toutes les trente minutes. Ils en étaient à chercher un médicament susceptible de l’accompagner en fin de vie, quand ils ont découvert les recherches en cours sur les effets potentiels du cannabidiol (CBD) pour traiter l’épilepsie.

Début 2012, Paige a donc rencontré John Stanley, à la tête d’une ferme familiale cultivant légalement du cannabis pour les dispensaires du Colorado. Celui-ci était en train de tester la mise au point d’une plante extrêmement faible en THC et fortement dosée en CBD. D’abord réticents, les cultivateurs ont accepté de poursuivre leurs essais afin de mettre au point un plante pour Charlotte. Le concept étant d’en tirer de l’huile de cannabis, dont les dosages seront plusieurs fois testés et vérifiés en laboratoire. Paige, de son côté, élabora un protocole précis pour son enfant.

 

Dès la première semaine, l’enfant réagit. Depuis deux ans et demi, Charlotte Figi n’a quasiment plus de crises d’épilepsie : « Elle en faisait jusqu’à 1 200 par mois ; elle en a désormais une ou deux », explique Paige Figi. Elle ne prend plus aucun traitement hormis ses doses quotidiennes d’huile de cannabis. Elle a pu recommencer à marcher et à parler. Rapidement, une autre mère de la région s’est jointe à l’expérience avec son fils, et le résultat fut aussi concluant. Les deux femmes ont alors lancé une fondation, en partenariat avec la ferme des frères Stanley. Aujourd’hui, Realm of Caring distribue gratuitement la Charlotte’s web à plus de 430 enfants vivant dans l’État tandis que 9 500 personnes sont sur la liste d’attente.

 

L'huile de cannabis issue de la Charlotte's web.
L'huile de cannabis issue de la Charlotte's web. © I.D

Ce succès a quelque chose de troublant. Et les fondateurs de Realm of Caring ont beau se montrer enthousiastes, le côté apprenti sorcier de leur expérience ne leur a pas échappé. « Des études scientifiques pour mieux comprendre ce qui se passe ? Je n’attends que ça ! » s’exclame Paige Figi.


De son côté, la communauté scientifique, mal à l’aise face à cette utilisation du cannabis alors qu’on ignore son impact sur le développement de l’enfant, ne demande rien d’autre que de pouvoir mener de plus amples recherches. Mais pour y parvenir, il faut que les autorités fédérales américaines changent d’approche : à Washington, la marijuana est toujours considérée comme une drogue dangereuse et illicite, n’ayant pas d’intérêt d’un point de vue médical.


Si quelques laboratoires ont pu l’étudier avec l’aval des autorités, il reste extrêmement difficile d’obtenir des financements, et tout simplement des échantillons de cannabis (ne pouvant être délivrés que par un seul laboratoire fédéral habilité, dans le Mississippi). La promotion de la recherche sur le cannabis est donc devenue un objet de militantisme, à la fois d’associations pro-légalisation, telle la Drug policy alliance, mais aussi de médecins, comme ceux de l’American medical association, estimant qu’il est désormais indispensable que la connaissance sur le sujet progresse.





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