Conduite automobile et aptitude à l'emploi : tests de dépistage sanguin et salivaire

le 06/06/2005


Combien de temps le cannabis reste-t-il dans le sang et l'urine ?


Selon le Rapport du Comité spécial sur les drogues illicites du sénat canadien : « Le THC est très liposoluble et se répand rapidement dans les tissus innervés du cerveau ; il atteint un pic dans le plasma sanguin en moins de 9 minutes et il n'en reste qu'environ 5 % après une heure.

L'élimination du THC par l'organisme est lente et les métabolites inactifs du THC peuvent être détectés dans les urines jusqu'à 27 jours après consommation dans le cas des usagers réguliers. »


(Source : http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/commbus/senate/com-f/ille-f/rep-f/repfinalvol1part1-f.htm)

Pour connaître les différentes méthodes de dosage, les milieux (salive, urines, sueur, sang) ainsi que les durées de vie et demi vie du THC et de ses dérivés hydroxylés et carboxylés : http://disc.vjf.inserm.fr:2010/BASIS/elgis/fqmr/rapp/DDD/865.pdf

 


Quels sont les moyens de détection ?


Des infos et un test sur la consommation de cannabis :
"chitomètre" (http://www.tasante.com/sous_rubrique/drogues/dependance/Pages/chitometre.php)

Sortie de nouveaux tests urinaires : http://cannabis.free.fr/therapie/tests_urinaires.html

 


Mais les problèmes restent entiers :


- ainsi, les tests ne permettent pas d'affirmer que la personne était sous l'influence du cannabis au moment du prélèvement (les métabolites restant longtemps dans les urines)

- le fumeur passif peut être contrôlé positif : voir l'article de Libé et l'extrait du Journal of Analytical Toxicology sur :
http://cannabis.free.fr/therapie/fumeurs_passifs_positifs.html

- derrière la façade de la sécurité routière se cachent des motifs peu avouables de contrôle social. Le chercheur Tod Mikuriya présente ses réflexions sur le "nouveau culte autoritaire" : http://www.mikuriya.com/uropharm.html

 


Que faire ?


A propos des traces dans les urines, la meilleure méthode est d'arrêter de consommer et de fréquenter des fumeurs (c'est aussi la plus contraignante mais la plus saine !) ; il existe également des produits facilitant l'élimination par l'organisme :
- boire (de l'eau !)
- boire une décoction de plantes associée à un arrêt de l'usage pendant plusieurs jours,
- tester des produits commercialisés à l'étranger dont certains ingrédients incitent à une extrême prudence.

Sans garantie de résultats car nous manquons aussi d'éléments d'appréciation. (et nous ne disposons pas de suffisamment d'infos pour évaluer l'innocuité de ces méthodes).

Quoi qu'il en soit - mais ceci ne doit évidemment pas laisser supposer qu'il faut fumer pour conduire... - selon une recherche effectuée par des chercheurs britaniques, une quantité modérée de cannabis peut effectivement augmenter les performances de conduite. Un groupe de 20 conducteurs agés de 21 à 40 ans a participé à un test de conduite sur simulateur. Dix d'entre eux ont fumé l'équivalent d'environ un demi joint. Les sujets ayant consommé du cannabis ont réalisé des scores supérieurs à ceux des sujets sobres dans la plus part des man¦uvres, prenant en compte le temps de réaction et le nombre de collisions. Simon Smith Wright, directeur du laboratoire où a été menée l'étude précise que « les résultats de notre test montrent clairement qu'une petite quantité ou une quantité modérée de cannabis est, en fait, bénéfique quant aux performances de conduite. »
(Source: Evening News du 24 janvier 2004)

 

Pour en savoir plus sur les effets du cannabis sur la conduite, le rapport du sénat canadien est très complet :
http://www.parl.gc.ca/37/1/parlbus/commbus/senate/com-f/ille-f/rep-f/repfinalvol1part4-f.htm

D'autres sites : http://www.yahooka.com/pages/Facts_and_FAQS/Drug_Testing/index.html

Pour les anglophones, voir le site de Hightimes : http://hightimes.com/ht/legal/index.php?cat=1&categ=32

 

Ils ont pas mal bossé sur ce sujet car ils en parlent régulièrement dans leurs colonnes et ils ont même une hotline. L'acharnement de la DEA (les « stups » américains) contre la vente de ces produits semble prouver leur efficacité (cependant le site est sponsorisé pour moitié par ces produits).

Un test positif à la drogue n'indique pas si un employé était sous l'influence ou drogué sur le lieu de travail, ni n'indique si un employé a
un problème de drogue ou avec quelle fréquence il consomme la drogue.
Ainsi, la plupart des tests n'apportent pas d'information significative sur la performance de travail.
(A positive drug test does not indicate whether an employee was impaired or intoxicated on the job, nor does it indicate whether an employee has a drug problem or how often the employee uses the drug. Thus most tests do not
provide information relevant to job performance.)
Source : Lewis Maltby, Vice President Drexelbrook Controls, Harsham, PA, as cited in Report of the Maine Commission to Examine Chemical Testing of Employees, (1986, December 31).

http://greenfield.fortunecity.com/swallowtail/204/testing.htm

 

(grand merci à Raph pour sa contribution !)




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