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ÉDITO |
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Des raisons de se réjouir en cette
fin d'année, il faut les chercher, non ?
Ouais
Ce n'est pas une manière de débuter
un édito d'autant plus que ça fait un bail
que le CIRC n'a pas donné de nouvelles, mais la vie
de " cannabinophile " sous le règne de
Sarkozy, ce n'est pas la joie.
Nous vous invitons à découvrir ci-dessous
les dispositions et autres mesures concoctées dans
l'ombre par le gouvernement pour rendre la vie des fumeurs
de cannabis impossible en 2008.
Saviez-vous que le gouvernement avait réformé
la loi de 1970 ? C'est en tout cas ce que soutient Nicolas
Sarkozy lorsqu'il présente et fait voter le 5 mars
2007 la loi de prévention de la délinquance
Mais où étaient passés les députés
de gauche ?
Le sujet du cannabis n'est plus à l'ordre du jour
si ce n'est pour le descendre avec des arguments pseudo
scientifiques tous plus alarmants les uns que les autres
Il en est ainsi des élucubrations du docteur Costentin
qui rappelleront aux plus anciens les délires du
professeur Nahas surnommé le " Docteur Folamour
" du cannabis.
Au-revoir Didier Jayle - Bonjour la répression
Est-ce parce que le docteur Didier Jayle privilégiait
la réduction des risques au détriment de la
répression qu'il a été congédié
de la Mildt et remplacé par Etienne Apaire ?
Conseiller judiciaire de Nicolas Sarkozy alors qu'il était
ministre de l'Intérieur, puis conseiller pour les
affaires pénales au cabinet du Garde des Sceaux,
ce dernier a participé à l'élaboration
des nombreuses lois répressives votées par
le gouvernement depuis 2002.
C'est lui qui en avril 2003 expliquait que la loi de 1970
étant obsolète, l'objectif du gouvernement
était " d'élaborer concrètement
une nouvelle loi ". Quant aux usagers " de plus
en plus nombreux et non dépendants ", à
savoir une majeure partie des consommateurs de cannabis,
il souhaitait une réponse à base de "
sanctions plus pédagogiques " et de " procédures
allégées ".
Il l'a dit, il l'a fait. Sa première mesure : obliger
les usagers arrêtés en flagrant délit
à participer des stages sur les dangers de la drogue,
était déjà contenue dans la loi de
prévention de la délinquance du 5 mars 2007
Une loi dans laquelle figuraient de nombreuses " dispositions
tendant à prévenir la toxicomanie et certaines
pratiques addictives ".
À l'exception du CIRC (voir C P du 21 11 2006), aucun
parlementaire ne s'est ému de cette batterie de mesures
considérée par Nicolas Sarkozy himself comme
SA réforme de la loi de 1970.
Celui qui dans un entretien affirme vouloir maintenir la
politique de réduction des risques tout en militant
pour " l'ouverture de communautés thérapeutiques
visant à l'abstinence " n'a donc pas trouvé
plus pertinent pour dissuader l'amateur de cannabis que
de lui imposer un stage qu'il devra payer 450 euros.
Pour celles et ceux, forts nombreux, qui consomment du cannabis
de manière récréative, quel bénéfice
tireront-ils de ces deux jours où leur sera répété
sur tous les tons que le cannabis est le fossoyeur de la
jeunesse et que la seule politique en la matière
est celle de la " tolérance zéro ".
Quant à ceux, moins nombreux, qui souffrent de leur
usage, ce stage de deux jours leur sera d'aucune utilité.
C'est d'une thérapie dont ils ont besoin.
Effective en 2008, cette disposition toute aussi fantaisiste
que les précédentes, n'annule pas pour autant
l'article L. 627 qui punit le simple usage d'une peine de
prison ferme.
Financée en partie par le contrevenant, elle ne coûtera
pas trop cher et donnera l'impression au " bon peuple
" que le gouvernement mène une politique de
santé publique alors que cette disposition inédite
n'est qu'un racket de plus
Bref, une politique qui
n'a pas peur du ridicule. Aussi le CIRC attend avec autant
d'impatience que d'appréhension les témoignages
des premiers fumeurs condamnés à suivre un
stage de " remise dans le droit chemin ".
La réalité dépassera bientôt
la fiction
Actuellement, nos fonctionnaires de police expérimentent
sur les conducteurs des tests salivaires qui permettraient
de détecter une consommation récente de cannabis
contrairement aux tests urinaires.
En attendant, qui fait les frais de cette expérience
? Les amateurs de cannabis ! Si vous êtes positif
après un test sanguin, votre permis vous sera retiré
pour six mois, vous serez sans doute condamné à
une amende, et pour récupérer votre permis
sur lequel vous seront retirés six points, vous subirez
un nouveau test afin de prouver que vous êtes devenu
clean.
Certes, la conduite en état d'ivresse cannabique
mérite d'être sanctionnée, encore faudrait-il
que les tests soient fiables. Mais à mesurer les
nano-grammes par millilitre, donc des neuf millième
de milligrammes par litre, le seuil fatidique étant
fixé à 1 nano-gramme, combien de conducteurs
se sont retrouvés positifs aux tests sanguins alors
qu'ils avaient fumé la veille, voire l'avant-veille
?
Michèle Alliot-Marie annonce pour 2008 " une
généralisation des tests salivaires qui permettent
de détecter la conduite sous l'effet de la drogue
". L'objectif du gouvernement est clair : rendre la
vie dure aux amateurs de cannabis en les dégoûtant
à jamais de tirer sur un pétard et en multipliant
les mesures coercitives que personne ne contestera, car
pour lutter contre le fléau de la drogue sur nos
routes, tout est permis, même de piétiner les
libertés élémentaires.
Autre mesure que le CIRC trouve inquiétante et liberticide
: la multiplication des prélèvements ADN pour
les victimes de la loi de 1970 et nous vous invitons à
soutenir celles et ceux qui courageusement refusent le fichage
biologique.
Les cannabinophines, faire valoir de Nicolas Sarkozy
Parions qu'en 2007, une nouvelle fois, nous battrons le
record des interpellations pour infraction à la législation
sur les stupéfiants, un des effets pervers de la
politique du rendement cher à Nicolas Sarkozy.
Certains responsables syndicaux ne s'en cachent pas, les
usagers de cannabis sont les premières victimes de
la culture du rendement pour une raison simple, saisir une
barrette en flagrant délit, c'est une affaire de
résolue.
Résister !
Le climat politique n'est pas favorable. Pour preuve ?
À peine arrivé à la tête de la
Mildt, Etienne Apaire a sucré les subventions accordées
à la seule association française d'auto-support,
nos amis d'Asud. Cette décision que la presse n'a
pas commenté signe-t-elle la fin de la réduction
des risques et le retour à une politique antédiluvienne
dont le maître mot est l'abstinence ?
Même si le climat politique n'est pas favorable,
le CIRC continuera en 2008 à dénoncer la politique
d'un autre âge pratiquée par le gouvernement,
le CIRC continuera à demander l'abrogation de la
loi de 1970 et à se battre pour la dépénalisation
de l'usage de toutes les drogues
Et concernant le
cannabis, le CIRC continuera à demander la réglementation
de sa production, de sa distribution et de son usage.
Pour montrer que nous sommes des citoyens comme les autres,
que nous avons le droit de nous exprimer, que notre combat
est aussi celui de la tolérance et de la liberté,
le CIRC invite tous ceux qui veulent que ça change,
tous ceux qui en ont marre d'être infantilisé
par le pouvoir, à le faire savoir partout en France,
le 18 juin 2008.
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Cannabis
social club : une solution raisonnable
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A cause de la prohibition du cannabis et de ses nombreux
effets pervers, des millions de fumeurs et leur entourage
sont sans cesse exposés à des risques pour
leur santé et leur sécurité. Elle rend
impossible toute politique de contrôle et de prévention
des usages problématiques (abus, usager trop jeune,
trop fragile
).
Il existe pourtant un système de production et de
distribution du cannabis susceptible d'engendrer à
la fois moins de problèmes et de dépenses
publiques. Un système qui permettrait à ceux
qui le souhaitent de profiter du cannabis de façon
responsable et à tous un contrôle de la production
jusqu'à la consommation.
Les Cannabis Social Clubs sont des associations à
but non lucratifs regroupant des adultes citoyens qui organisent,
en circuit fermé, la production d'une quantité
limitée de cannabis destinée à un usage
personnel. Les membres d'un CSC ne peuvent ni ne doivent
vendre leur cannabis à une tierce personne ni en
faire profiter des personnes mineures.
Les CSC peuvent prendre des formes diverses en fonction
de la marge de manuvre dont disposent les gouvernements
par rapport aux accords internationaux de lutte contre la
drogue. D'après la Convention Européenne des
Droits de l'Homme, les citoyens européens peuvent
se regrouper en association pour défendre leurs intérêts,
sans entraves des autorités tant que leur activité
ne trouble ni l'ordre ni la santé publiques.
Au sein du CSC, la culture du cannabis peut exister dans
un cadre respectant les règlements sanitaires et
sociaux. Ceci permettre en outre de freiner l'usage de différents
produits toxiques et éviterait le détournement
d'électricité.
La distribution du cannabis pourrait avoir lieu au travers
de règlements prévenants les usages problématiques.
Le Cannabis Social Club offre une occasion de voir la part
de la grande criminalité dans le marché du
cannabis diminuer, et évite les problèmes
de coupe avec des substances dangereuses comme le verre.
A l'heure actuelle, des CSC sont d'ores et déjà
en activité aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne
et en Suisse. Dans d'autres pays, des initiatives sont lancées
pour concrétiser cette idée.
Si vous souhaitez faire connaître le Cannabis Social
Club dans votre région, veuillez consulter le site
www.encod.org
où vous pouvez signer la pétition de soutient
à cette initiative.
La guerre à la drogue doit cesser. Aidez nous à
déclarer la paix. Soutenez Encod.
Plus d'info et pétition sur www.encod.org
> Téléchargez aussi le doc
du CIRC Paris "CSC.doc"
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|
Emission du CIRC Paris :
"Y a d'la fumée dans le poste"
un dimanche sur deux
de 18h30 à 20h30 |
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| Bonnes
nouvelles |
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Le procès de J.C. se déroule le
1er avril à seize heures
à Lyon ! Soyez présents pour
le soutenir !
Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs,
il ne me reste plus que quelques centaines euros damendes
à payer au Trésor Public.
Une autre bonne nouvelle ?
Pour celles et ceux qui fréquentent le site
du CIRC ou qui écoutent notre émission
sur Radio Libertaire (y'a de la fumée dans
le poste), sans doute ont-ils suivi les aventures
de Jean-Christophe, le responsable de lassociation
1001 Jardins
Pour ceux qui ne sont pas au courant, sachez (pour
résumer) que J-C, défendu par maître
Francis Caballero, a remporté une belle victoire
devant la Cour de cassation. Les juges ont estimé
que présenter le « chanvre (y compris
le cannabis indica sativa L.) sous un jour favorable
ne constitue, en aucun cas, un acte concret daide
à autrui dusage illicite de produits
classés au tableau des stupéfiants ».
La bonne nouvelle nest pas si bonne puisque
le Parquet de Lyon craignant que cette décision
ne fasse jurisprudence a fait Appel. Le procès
se déroulera début avril, mais daprès
Francis Caballero que jai croisé, les
conclusions quil compte déposer devant
le tribunal devraient faire sauter larticle
L. 34 21 4 (lancien L. 630).
Aujourdhui, Jean-Christophe na plus de
boutique, et avant que le parquet ne revienne à
la charge, il avait abandonné toute activité
militante, mais cette nouvelle attaque la requinqué
car, ce procès représente un véritable
enjeu, celui de la liberté dexpression
pour le cannabis.
Non seulement, Jean-Christophe a besoin de votre soutien
militant, mais aussi financier pour assurer sa défense
Pour l'aider :
www.1001jardins.circnordest.net
JP Galland
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| Banlieues,
une loi qui plombe l'ambiance |
Le CIRC a relevé, à propos
des troubles dans certains quartiers que les relations
conflictuelles entre police et " jeunes des cités
" sont souvent invoquées parmi les causes,
mais que rarement est évoquée la législation
sur les stupéfiants qui fait du jeune de banlieue
la cible d'une répression systématique.
Tant que la législation considérera une
pratique culturelle qui touche un jeune sur deux comme
un délit, voire un crime, les relations entre
jeunes et policiers ne pourront pas se détendre
totalement.
D'après certains chiffres entre un quart et
un tiers de l'activité policière (contrôles
ou interpellations) serait consacré au cannabis
La conséquence de cette politique est de transformer
un nombre conséquent de jeunes dans les quartiers
en " délinquants ".
Signalons cependant que, malgré une loi sévère,
le délit d'usage - et ceux qui lui sont associés
- sont commis à toute heure et partout par
de nombreux français qui, ne vivant pas dans
des quartiers dits " sensibles ", ne sont
pas dans le collimateur de la police.
Tant que le cannabis sera interdit, qu'une grande
part de son commerce sera entre les mains de trafiquants
peu scrupuleux, il générera des troubles
et des nuisances.
Pour en finir avec cette politique du pire, rappelons
que le CIRC propose une réglementation de la
production, de la distribution et de l'usage du cannabis.
Une réglementation qui procurerait du travail
à ceux que le système de prohibition
stigmatise aujourd'hui et donnerait à l'Etat
les moyens d'un contrôle sanitaire actuellement
impossible.
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| Liberté
de cultiver en Suisse : Libérez André Fürst |
| L'affaire Bernard Rappaz, célèbre
chanvrier suisse, avait déjà montré
le changement de climat autour du cannabis en Confédération
Helvétique après le refus du parlement
de changer la loi en 2004. C'est
maintenant au tour de Chanvre-Info de subir les foudres
de la justice en cette période cruciale de
pré-votation pour une dépénalisation
de l'usage et de la production de chanvre.
Condamné à 29 mois de prison ferme
pour production et vente de produits de chanvre, André
Fürst a été arrêté
le 9 septembre. Chanvre-Info dispose pourtant
de toutes les autorisations nécessaires à
la culture de ce champ de " beuh " dont
il devait tirer des produits légaux (alimentaires
et huile essentielle) avant sa mise sous séquestre
le même jour. La police a considéré
lors d'une descente sur place qu'arracher les plants
malades constituait une récolte avant la date
autorisée.
Cette même police qui ne s'est pas pressée
d'intervenir alors que quelques jours plus tard, l'équipe
de Chanvre-info subissait une attaque à main
armée de la part d'un gang de voleurs de beuh.
Chanvre-Info
uvre depuis des années pour réhabiliter
le chanvre (en français et latin cannabis)
et ses multiples usages notamment écologiques
et thérapeutiques en Suisse.
Le CIRC, bien sûr solidaire de nos cousins helvètes,
demande la libération immédiate d'André
et la fin des poursuites en l'absence de toute preuve
d'activité illégale. Mais le CIRC est
aussi inquiet des méthodes douteuses employées
par la police et la justice suisses contre des militants
qui se battent depuis des années pour faire
changer la loi.
André Fürst et Chanvre-Info ont besoin
de notre soutien, c'est pourquoi nous vous invitons
à passer à l'action en prenant connaissance,
en
signant et en envoyant la lettre type disponible ici
aux responsables et aux élus indiqués.
Pour qu'en Suisse à nouveau se dégage
une voie pragmatique, raisonnable et progressiste
en matière de cannabis, soutenons André
Fürst.
Enormément plus d'infos sur www.chanvre-info.ch
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| Le
stage, une mesure de plus contre les intérêts
des usagers |
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Cétait annoncé par le projet
de loi sur la délinquance et Etienne Apaire,
nouveau chef de la Mildt, la fait : des stages
de prévention pouvant coûter jusquà
450 euros seront imposés aux contrevenants
à la législation sur les stupéfiants.
Que trouvera-t-on dans ces stages ? Par qui seront-ils
menés ? Quelles associations cela financera-t-il
? Etienne Apaire ne le dit pas. Il signale juste une
disposition susceptible de désencombrer les
palais de justice (comme quoi des affaires inopportunes
encombrent la justice) et de prétendre faire
ici ce quon na pas su faire ailleurs :
prévenir, informer.
La cerise sur la gâteau cest le financement
de cette mesure. On sait que la Mildt jongle avec
quelques rabais de budget
Le financement sera donc assuré par lusager
lui-même qui, en plus de son temps, devra payer
ces stages estimés à 450 euros. De ce
côté là rien de nouveau : l'usager
est toujours la première
victime des politiques mises en oeuvre.
Linjustice fatale de cette mesure cest
que, quand ce ne seront pas des parents qui payeront,
ce seront des usagers dont certains gagnent quelques
fois moins de 450 euros.
Pour les usagers adultes et actifs ce sera la double
peine car il faudra en plus expliquer cette absence
à leur employeur et abandonner plusieurs jours
de salaire.
Pour le CIRC cette mesure semble inadéquate
pour résorber la consommation de cannabis en
France et elle ressemble aux trop nombreux effets
dannonce stériles qui priment sur la
question des usages de drogues.
Le CIRC reconnaît quil est urgent de mettre
en place une législation basée sur la
légalité des usagers de drogues et la
recherche dune légitimité du discours
de la prévention afin de le rendre enfin efficace.
Légaliser cest se donner les moyens de
prévenir et dinformer les usagers et
de contrôler les produits et leur bénéfice.
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