Les news du CIRC Paris - dernière mise à jour : 27/05/2008



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Succès du 18 Joint à Paris !


Environ 2000 personnes se sont retrouvées sur la grande pelouse de La Villette dans le cadre de l’Appel du 18 joint, une initiative organisée depuis 1993 par le CIRC.

Entre deux animations musicales, les partisans de l’abrogation de la loi de 1970 (le MJS, les Verts, le PS, la LCR, les Jeunes Verts, Alternative Libérale…) ont pris la parole et dénoncé la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui privilégie la répression bête et méchante au détriment de la prévention et de l’éducation.

Le CIRC a opportunément rappelé que suite à l’enquête de l’OFDT sur l’autoproduction, il avait adressé un courrier à Etienne Apaire le président de la Mildt en lui demandant d’autoriser, au nom de la réduction des risques, «la culture du cannabis à des fins domestiques».

Rendez-vous est pris pour la sortie imminente du «plan gouvernemental et triennal de lutte contre la drogue et la toxicomanie».

 



Signez la pétition
et faîtes votre 18 joint !


En 2009 vous avez envie de fêter «l’Appel du 18 joint» dans votre ville ou votre village…

Rien n’est plus facile. Le CIRC vous donne quelques pistes pour organiser un «événement maison» et vous invite à rejoindre le «Collectif pour l’Appel du 18 joint».

Dans toute la France, démontrons que nous sommes des citoyens comme les autres en exprimant pacifiquement notre refus de la politique du tout répressif.



Le CIRC interpelle la MILDT !


De tous les effets pervers de la prohibition, celui que je préfère c'est l'autoproduction !

En avant première le CIRC vous livre la lettre ouverte qu'il adresse à la MILDT suite à l'enquête de l'OFDT sur l'autoproduction en France.

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Lettre ouverte du CIRC à la MILDT

Paris, le 25 mai 2008


Monsieur le président de la Mildt,

Constatant que les amateurs de cannabis sont fort nombreux, la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie a chargé l'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies d'évaluer " la part de la production domestique de cannabis en France ".
Tenant compte uniquement de ceux qui cultivent pour leur usage personnel, l'OFDT estime que les cannabiculteurs sont environ 200 000, que la production s'élève à 32 tonnes, que 11, 5 % de l'herbe fumée est française, que son taux de THC avoisine les 8 %… Bref, qu'en France comme dans tous les pays d'Europe, la culture domestique du cannabis est en pleine expansion.

En incitant à ses risques et périls (le verbe est employé sciemment) les amateurs à cultiver leur jardin, donc à enfreindre la loi en revendiquant un acte de désobéissance civile, le Collectif d'Information et de Recherche Cannabique a contribué à l'essor de l'auto-production, mais c'est avant tout la prohibition et son cortège d'effets pervers qui poussent l'amateur éclairé à faire pousser son herbe.
En effet, privilégier l'auto-culture, c'est militer paradoxalement pour sa bonne santé car, qu'il s'agisse du Shit ou de la Beuh , ils sont souvent coupés avec des produits nocifs pour l'organisme. Cultiver son jardin, c'est aussi lutter contre le crime organisé en refusant de donner son argent à des trafiquants. Enfin, le cannabiculteur ne risque plus de se voir proposer d'autres drogues par des dealers peu scrupuleux et ne risque plus de se faire alpaguer au détour d'une rue par des policiers sommés de faire du chiffre.

Dans son nouveau plan antidrogue à paraître en juin 2008, la MILDT a l'intention de consacrer un chapitre à l'auto-production.
Après avoir rappelé que la loi prévoit pour production de stupéfiants des peines pouvant aller jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité et 7 500 000 euros d'amende, la MILDT exigera-t-elle des forces de police qu'elles traquent les jardiniers en herbe à la campagne comme à la ville ?

Le cannabis n'est pas anodin, nous en sommes bien conscients, mais de toutes les drogues disponibles licites ou illicites, elle reste une des moins nocive sanitairement et une des plus acceptable socialement. Est-ce un hasard si les différents rapports gouvernementaux, du rapport Pelletier en 1978 au rapport Roques en 1998 en passant par le rapport Henrion en 1995, recommandent unanimement sa dépénalisation, voire sa légalisation ?
S'en prendre aux cultivateurs en herbe, faire croire qu'ils sont une menace pour la société et les contraindre à s'approvisionner sur le marché noir avec tous les désagréments que nous avons décrits ci-dessus, c'est cautionner l'économie informelle et transformer en délinquants des gens ordinaires… Des citoyens dont le seul tort est d'apprécier les effets du cannabis que certains utilisent pour ses propriétés thérapeutiques, lesquelles sont reconnues et acceptées par de nombreux pays européens et par une quinzaine d'États en Amérique du Nord.

Le CIRC invite donc la MILDT et tous les ministères concernés par la politique des drogues à adopter une solution pragmatique. Il ne vous coûterait rien d'autoriser la culture de quelques pieds de cannabis pour usage personnel… Rien qu'un peu de courage politique et de réalisme car il est aisé de démontrer les avantages que la société tirerait d'une telle mesure tant sur le plan social que sur le plan sanitaire.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur, nos respectueuses et cannabiques salutations.

Le CIRC

> Retrouvez la réponse d'Etienne Apaire (président de la Mildt) ainsi que nos commentaires et les docs de référence

 



68-2008 : toujours emprisonnés...


Des raisons de se réjouir en cette fin d'année, il faut les chercher, non ?
Ouais… Ce n'est pas une manière de débuter un édito d'autant plus que ça fait un bail que le CIRC n'a pas donné de nouvelles, mais la vie de " cannabinophile " sous le règne de Sarkozy, ce n'est pas la joie.

Nous vous invitons à découvrir ci-dessous les dispositions et autres mesures concoctées dans l'ombre par le gouvernement pour rendre la vie des fumeurs de cannabis impossible en 2008.
Saviez-vous que le gouvernement avait réformé la loi de 1970 ? C'est en tout cas ce que soutient Nicolas Sarkozy lorsqu'il présente et fait voter le 5 mars 2007 la loi de prévention de la délinquance… Mais où étaient passés les députés de gauche ?

Le sujet du cannabis n'est plus à l'ordre du jour si ce n'est pour le descendre avec des arguments pseudo scientifiques tous plus alarmants les uns que les autres… Il en est ainsi des élucubrations du docteur Costentin qui rappelleront aux plus anciens les délires du professeur Nahas surnommé le " Docteur Folamour " du cannabis.


Au-revoir Didier Jayle - Bonjour la répression

Est-ce parce que le docteur Didier Jayle privilégiait la réduction des risques au détriment de la répression qu'il a été congédié de la Mildt et remplacé par Etienne Apaire ?
Conseiller judiciaire de Nicolas Sarkozy alors qu'il était ministre de l'Intérieur, puis conseiller pour les affaires pénales au cabinet du Garde des Sceaux, ce dernier a participé à l'élaboration des nombreuses lois répressives votées par le gouvernement depuis 2002.
C'est lui qui en avril 2003 expliquait que la loi de 1970 étant obsolète, l'objectif du gouvernement était " d'élaborer concrètement une nouvelle loi ". Quant aux usagers " de plus en plus nombreux et non dépendants ", à savoir une majeure partie des consommateurs de cannabis, il souhaitait une réponse à base de " sanctions plus pédagogiques " et de " procédures allégées ".
Il l'a dit, il l'a fait. Sa première mesure : obliger les usagers arrêtés en flagrant délit à participer des stages sur les dangers de la drogue, était déjà contenue dans la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007… Une loi dans laquelle figuraient de nombreuses " dispositions tendant à prévenir la toxicomanie et certaines pratiques addictives ".
À l'exception du CIRC (voir C P du 21 11 2006), aucun parlementaire ne s'est ému de cette batterie de mesures considérée par Nicolas Sarkozy himself comme SA réforme de la loi de 1970.

Celui qui dans un entretien affirme vouloir maintenir la politique de réduction des risques tout en militant pour " l'ouverture de communautés thérapeutiques visant à l'abstinence " n'a donc pas trouvé plus pertinent pour dissuader l'amateur de cannabis que de lui imposer un stage qu'il devra payer 450 euros.
Pour celles et ceux, forts nombreux, qui consomment du cannabis de manière récréative, quel bénéfice tireront-ils de ces deux jours où leur sera répété sur tous les tons que le cannabis est le fossoyeur de la jeunesse et que la seule politique en la matière est celle de la " tolérance zéro ".
Quant à ceux, moins nombreux, qui souffrent de leur usage, ce stage de deux jours leur sera d'aucune utilité. C'est d'une thérapie dont ils ont besoin.

Effective en 2008, cette disposition toute aussi fantaisiste que les précédentes, n'annule pas pour autant l'article L. 627 qui punit le simple usage d'une peine de prison ferme.
Financée en partie par le contrevenant, elle ne coûtera pas trop cher et donnera l'impression au " bon peuple " que le gouvernement mène une politique de santé publique alors que cette disposition inédite n'est qu'un racket de plus… Bref, une politique qui n'a pas peur du ridicule. Aussi le CIRC attend avec autant d'impatience que d'appréhension les témoignages des premiers fumeurs condamnés à suivre un stage de " remise dans le droit chemin ".

La réalité dépassera bientôt la fiction

Actuellement, nos fonctionnaires de police expérimentent sur les conducteurs des tests salivaires qui permettraient de détecter une consommation récente de cannabis contrairement aux tests urinaires.
En attendant, qui fait les frais de cette expérience ? Les amateurs de cannabis ! Si vous êtes positif après un test sanguin, votre permis vous sera retiré pour six mois, vous serez sans doute condamné à une amende, et pour récupérer votre permis sur lequel vous seront retirés six points, vous subirez un nouveau test afin de prouver que vous êtes devenu clean.
Certes, la conduite en état d'ivresse cannabique mérite d'être sanctionnée, encore faudrait-il que les tests soient fiables. Mais à mesurer les nano-grammes par millilitre, donc des neuf millième de milligrammes par litre, le seuil fatidique étant fixé à 1 nano-gramme, combien de conducteurs se sont retrouvés positifs aux tests sanguins alors qu'ils avaient fumé la veille, voire l'avant-veille ?
Michèle Alliot-Marie annonce pour 2008 " une généralisation des tests salivaires qui permettent de détecter la conduite sous l'effet de la drogue ". L'objectif du gouvernement est clair : rendre la vie dure aux amateurs de cannabis en les dégoûtant à jamais de tirer sur un pétard et en multipliant les mesures coercitives que personne ne contestera, car pour lutter contre le fléau de la drogue sur nos routes, tout est permis, même de piétiner les libertés élémentaires.
Autre mesure que le CIRC trouve inquiétante et liberticide : la multiplication des prélèvements ADN pour les victimes de la loi de 1970 et nous vous invitons à soutenir celles et ceux qui courageusement refusent le fichage biologique.

Les cannabinophines, faire valoir de Nicolas Sarkozy

Parions qu'en 2007, une nouvelle fois, nous battrons le record des interpellations pour infraction à la législation sur les stupéfiants, un des effets pervers de la politique du rendement cher à Nicolas Sarkozy.
Certains responsables syndicaux ne s'en cachent pas, les usagers de cannabis sont les premières victimes de la culture du rendement pour une raison simple, saisir une barrette en flagrant délit, c'est une affaire de résolue.

Résister !

Le climat politique n'est pas favorable. Pour preuve ? À peine arrivé à la tête de la Mildt, Etienne Apaire a sucré les subventions accordées à la seule association française d'auto-support, nos amis d'Asud. Cette décision que la presse n'a pas commenté signe-t-elle la fin de la réduction des risques et le retour à une politique antédiluvienne dont le maître mot est l'abstinence ?

Même si le climat politique n'est pas favorable, le CIRC continuera en 2008 à dénoncer la politique d'un autre âge pratiquée par le gouvernement, le CIRC continuera à demander l'abrogation de la loi de 1970 et à se battre pour la dépénalisation de l'usage de toutes les drogues… Et concernant le cannabis, le CIRC continuera à demander la réglementation de sa production, de sa distribution et de son usage.

Pour montrer que nous sommes des citoyens comme les autres, que nous avons le droit de nous exprimer, que notre combat est aussi celui de la tolérance et de la liberté, le CIRC invite tous ceux qui veulent que ça change, tous ceux qui en ont marre d'être infantilisé par le pouvoir, à le faire savoir partout en France, le 18 juin 2008.

 



Cannabis social club : une solution raisonnable


A cause de la prohibition du cannabis et de ses nombreux effets pervers, des millions de fumeurs et leur entourage sont sans cesse exposés à des risques pour leur santé et leur sécurité. Elle rend impossible toute politique de contrôle et de prévention des usages problématiques (abus, usager trop jeune, trop fragile…).
Il existe pourtant un système de production et de distribution du cannabis susceptible d'engendrer à la fois moins de problèmes et de dépenses publiques. Un système qui permettrait à ceux qui le souhaitent de profiter du cannabis de façon responsable et à tous un contrôle de la production jusqu'à la consommation.

Les Cannabis Social Clubs sont des associations à but non lucratifs regroupant des adultes citoyens qui organisent, en circuit fermé, la production d'une quantité limitée de cannabis destinée à un usage personnel. Les membres d'un CSC ne peuvent ni ne doivent vendre leur cannabis à une tierce personne ni en faire profiter des personnes mineures.
Les CSC peuvent prendre des formes diverses en fonction de la marge de manœuvre dont disposent les gouvernements par rapport aux accords internationaux de lutte contre la drogue. D'après la Convention Européenne des Droits de l'Homme, les citoyens européens peuvent se regrouper en association pour défendre leurs intérêts, sans entraves des autorités tant que leur activité ne trouble ni l'ordre ni la santé publiques.
Au sein du CSC, la culture du cannabis peut exister dans un cadre respectant les règlements sanitaires et sociaux. Ceci permettre en outre de freiner l'usage de différents produits toxiques et éviterait le détournement d'électricité.
La distribution du cannabis pourrait avoir lieu au travers de règlements prévenants les usages problématiques.
Le Cannabis Social Club offre une occasion de voir la part de la grande criminalité dans le marché du cannabis diminuer, et évite les problèmes de coupe avec des substances dangereuses comme le verre.
A l'heure actuelle, des CSC sont d'ores et déjà en activité aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne et en Suisse. Dans d'autres pays, des initiatives sont lancées pour concrétiser cette idée.
Si vous souhaitez faire connaître le Cannabis Social Club dans votre région, veuillez consulter le site www.encod.org où vous pouvez signer la pétition de soutient à cette initiative.
La guerre à la drogue doit cesser. Aidez nous à déclarer la paix. Soutenez Encod.
Plus d'info et pétition sur www.encod.org

> Téléchargez aussi le doc du CIRC Paris "CSC.doc"

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Depuis 2008 tous nos communiqués sont publiés sur le site 18joint.org.
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Emission du CIRC Paris :
"Y a d'la fumée dans le poste"

un dimanche sur deux
de 18h30 à 20h30


Acharnement judicaire sur
Mille et un jardins


Jean-Christophe Memery et Mille et un Jardins ont besoin de votre soutien !

Nous pensions tous que la Cour de Lyon confirmerait ce que la Cour de cassation avait affirmé, à savoir que "conseiller n'est pas faciliter l'usage", dans l'affaire qui oppose Jean-Christophe Memery, Président de l'association "mille et un jardins" à la justice.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas les aventures de Jean-Christophe au pays des Droits de l'homme ou désirent se rafraîchir la mémoire, nous vous conseillons de consulter son site.

Nous attendions d'autant plus le verdict du procès en Appel avec Francis Caballero dans le rôle de l'avocat que si la Cour de Lyon suivait la Cour de Cassation, l'article L. 34 21 - 4, celui qui punit "la présentation sous un jour favorable" devenait obsolète.

Le délibéré du 20 Mai 2008 est tombé et ce n'est plus au motif "d'Apologie" que Jean-Christophe est condamné, mais au motif "d'aide à l'usage", une variante. La dissolution de l'association est confirmée et Jean-Christophe récolte 3000 euros d'amende en prime.

Il existe un dernier recours, formuler une requête en appel et retourner en cassation.
Pour ce faire, Jean-Christophe a besoin de votre aide morale, mais aussi financcière.
Cette ultime procédure a son importance puisqu'elle jouerait un rôle de jurisprudence et permettrait à tous de s'exprimer librement tant sur les vices que les vertus du chanvre.


Pour l'aider :
www.1001jardins.circnordest.net

JP Galland



Nouveau plan anti drogues du gouvernement


L'actualité, c'est surtout le prochain plan gouvernemental de lutte contre la drogue et la toxicomanie concocté par Etienne Apaire, nouveau président de la Mildt et conseiller de Nicolas Sarkozy du temps où il était ministre de l'intérieur.
Avant même qu'il soit publié (il devrait l'être en juin) ce plan qui définit la politique des drogues jusqu'en 2011, suscite déjà une vive inquiètude auprès des acteurs de la réduction des risques.
En effet, certains d'entre eux, et pas des moindres, ont publié dans la page Rebonds de Libération un texte : "Addictions : vingt ans en arrière" où ils mettent en garde Etienne Apaire contre sa tentation du tout répressif.

Source : libération.fr (26 mai 2008, pages Rebonds)



Le stage, une mesure de plus contre les intérêts des usagers


C’était annoncé par le projet de loi sur la délinquance et Etienne Apaire, nouveau chef de la Mildt, l’a fait : des stages de prévention pouvant coûter jusqu’à 450 euros seront imposés aux contrevenants à la législation sur les stupéfiants.

Que trouvera-t-on dans ces stages ? Par qui seront-ils menés ? Quelles associations cela financera-t-il ? Etienne Apaire ne le dit pas. Il signale juste une disposition susceptible de désencombrer les palais de justice (comme quoi des affaires inopportunes encombrent la justice) et de prétendre faire ici ce qu’on n’a pas su faire ailleurs : prévenir, informer.
La cerise sur la gâteau c’est le financement de cette mesure. On sait que la Mildt jongle avec quelques rabais de budget…
Le financement sera donc assuré par l’usager lui-même qui, en plus de son temps, devra payer ces stages estimés à 450 euros. De ce côté là rien de nouveau : l'usager est toujours la première
victime des politiques mises en oeuvre.

L’injustice fatale de cette mesure c’est que, quand ce ne seront pas des parents qui payeront, ce seront des usagers dont certains gagnent quelques fois moins de 450 euros.
Pour les usagers adultes et actifs ce sera la double peine car il faudra en plus expliquer cette absence à leur employeur et abandonner plusieurs jours de salaire.

Pour le CIRC cette mesure semble inadéquate pour résorber la consommation de cannabis en France et elle ressemble aux trop nombreux effets d’annonce stériles qui priment sur la question des usages de drogues.
Le CIRC reconnaît qu’il est urgent de mettre en place une législation basée sur la légalité des usagers de drogues et la recherche d’une légitimité du discours de la prévention afin de le rendre enfin efficace. Légaliser c’est se donner les moyens de prévenir et d’informer les usagers et de contrôler les produits et leur bénéfice.



Banlieues, une loi qui plombe l'ambiance

Le CIRC a relevé, à propos des troubles dans certains quartiers que les relations conflictuelles entre police et "jeunes des cités" sont souvent invoquées parmi les causes, mais que rarement est évoquée la législation sur les stupéfiants qui fait du jeune de banlieue la cible d'une répression systématique.
Tant que la législation considérera une pratique culturelle qui touche un jeune sur deux comme un délit, voire un crime, les relations entre jeunes et policiers ne pourront pas se détendre totalement.

D'après certains chiffres entre un quart et un tiers de l'activité policière (contrôles ou interpellations) serait consacré au cannabis La conséquence de cette politique est de transformer un nombre conséquent de jeunes dans les quartiers en "délinquants".

Signalons cependant que, malgré une loi sévère, le délit d'usage - et ceux qui lui sont associés - sont commis à toute heure et partout par de nombreux français qui, ne vivant pas dans des quartiers dits "sensibles", ne sont pas dans le collimateur de la police.

Tant que le cannabis sera interdit, qu'une grande part de son commerce sera entre les mains de trafiquants peu scrupuleux, il générera des troubles et des nuisances.
Pour en finir avec cette politique du pire, rappelons que le CIRC propose une réglementation de la production, de la distribution et de l'usage du cannabis. Une réglementation qui procurerait du travail à ceux que le système de prohibition stigmatise aujourd'hui et donnerait à l'Etat les moyens d'un contrôle sanitaire actuellement impossible.



Liberté de cultiver en Suisse : Libérez André Fürst

L'affaire Bernard Rappaz, célèbre chanvrier suisse, avait déjà montré le changement de climat autour du cannabis en Confédération Helvétique après le refus du parlement de changer la loi en 2004. C'est maintenant au tour de Chanvre-Info de subir les foudres de la justice en cette période cruciale de pré-votation pour une dépénalisation de l'usage et de la production de chanvre.

Condamné à 29 mois de prison ferme pour production et vente de produits de chanvre, André Fürst a été arrêté le 9 septembre. Chanvre-Info dispose pourtant de toutes les autorisations nécessaires à la culture de ce champ de " beuh " dont il devait tirer des produits légaux (alimentaires et huile essentielle) avant sa mise sous séquestre le même jour. La police a considéré lors d'une descente sur place qu'arracher les plants malades constituait une récolte avant la date autorisée.
Cette même police qui ne s'est pas pressée d'intervenir alors que quelques jours plus tard, l'équipe de Chanvre-info subissait une attaque à main armée de la part d'un gang de voleurs de beuh.

Chanvre-Info œuvre depuis des années pour réhabiliter le chanvre (en français et latin cannabis) et ses multiples usages notamment écologiques et thérapeutiques en Suisse.
Le CIRC, bien sûr solidaire de nos cousins helvètes, demande la libération immédiate d'André et la fin des poursuites en l'absence de toute preuve d'activité illégale. Mais le CIRC est aussi inquiet des méthodes douteuses employées par la police et la justice suisses contre des militants qui se battent depuis des années pour faire changer la loi.
André Fürst et Chanvre-Info ont besoin de notre soutien, c'est pourquoi nous vous invitons à passer à l'action en prenant connaissance, en signant et en envoyant la lettre type disponible ici aux responsables et aux élus indiqués.
Pour qu'en Suisse à nouveau se dégage une voie pragmatique, raisonnable et progressiste en matière de cannabis, soutenons André Fürst.

Enormément plus d'infos sur www.chanvre-info.ch

 

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