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FRAP 2008
du 30 avril au 12 mai
Festival des résistances et des initiatives à Paris

Marche Mondiale pour le cannabis
3 mai 2008 à Paris et Chalon


A Paris comme dans plus de 200 villes dans le monde, le CIRC participera le 3 mai à la « Marche Mondiale pour le Cannabis ».

Cet événement sera l’occasion de dénoncer non seulement la croisade que les Etats-Unis mènent contre la drogue, mais aussi la politique de « tolérance zéro » envers le cannabis défendue par le gouvernement de
Nicolas Sarkozy.

Un rassemblement symbolique et pacifique auquel vous êtes conviés se déroulera de 14 à 16h place de la Bastille.

Téléchargez :
> le flyer couleur en gif
> la version N&B pour photocopie
> la version N&B pour photocopie (6 par A4)
> la version N&B pour photocopie (2 par A4)

Voir aussi :
> le 3 mai à Chalon-sur-Saône
> le 3 mai à Nancy avec le CIRC Nord-Est
> le site international : globalmarijuanamarch.org



ÉDITO

Des raisons de se réjouir en cette fin d'année, il faut les chercher, non ?
Ouais… Ce n'est pas une manière de débuter un édito d'autant plus que ça fait un bail que le CIRC n'a pas donné de nouvelles, mais la vie de " cannabinophile " sous le règne de Sarkozy, ce n'est pas la joie.

Nous vous invitons à découvrir ci-dessous les dispositions et autres mesures concoctées dans l'ombre par le gouvernement pour rendre la vie des fumeurs de cannabis impossible en 2008.
Saviez-vous que le gouvernement avait réformé la loi de 1970 ? C'est en tout cas ce que soutient Nicolas Sarkozy lorsqu'il présente et fait voter le 5 mars 2007 la loi de prévention de la délinquance… Mais où étaient passés les députés de gauche ?

Le sujet du cannabis n'est plus à l'ordre du jour si ce n'est pour le descendre avec des arguments pseudo scientifiques tous plus alarmants les uns que les autres… Il en est ainsi des élucubrations du docteur Costentin qui rappelleront aux plus anciens les délires du professeur Nahas surnommé le " Docteur Folamour " du cannabis.


Au-revoir Didier Jayle - Bonjour la répression

Est-ce parce que le docteur Didier Jayle privilégiait la réduction des risques au détriment de la répression qu'il a été congédié de la Mildt et remplacé par Etienne Apaire ?
Conseiller judiciaire de Nicolas Sarkozy alors qu'il était ministre de l'Intérieur, puis conseiller pour les affaires pénales au cabinet du Garde des Sceaux, ce dernier a participé à l'élaboration des nombreuses lois répressives votées par le gouvernement depuis 2002.
C'est lui qui en avril 2003 expliquait que la loi de 1970 étant obsolète, l'objectif du gouvernement était " d'élaborer concrètement une nouvelle loi ". Quant aux usagers " de plus en plus nombreux et non dépendants ", à savoir une majeure partie des consommateurs de cannabis, il souhaitait une réponse à base de " sanctions plus pédagogiques " et de " procédures allégées ".
Il l'a dit, il l'a fait. Sa première mesure : obliger les usagers arrêtés en flagrant délit à participer des stages sur les dangers de la drogue, était déjà contenue dans la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007… Une loi dans laquelle figuraient de nombreuses " dispositions tendant à prévenir la toxicomanie et certaines pratiques addictives ".
À l'exception du CIRC (voir C P du 21 11 2006), aucun parlementaire ne s'est ému de cette batterie de mesures considérée par Nicolas Sarkozy himself comme SA réforme de la loi de 1970.

Celui qui dans un entretien affirme vouloir maintenir la politique de réduction des risques tout en militant pour " l'ouverture de communautés thérapeutiques visant à l'abstinence " n'a donc pas trouvé plus pertinent pour dissuader l'amateur de cannabis que de lui imposer un stage qu'il devra payer 450 euros.
Pour celles et ceux, forts nombreux, qui consomment du cannabis de manière récréative, quel bénéfice tireront-ils de ces deux jours où leur sera répété sur tous les tons que le cannabis est le fossoyeur de la jeunesse et que la seule politique en la matière est celle de la " tolérance zéro ".
Quant à ceux, moins nombreux, qui souffrent de leur usage, ce stage de deux jours leur sera d'aucune utilité. C'est d'une thérapie dont ils ont besoin.

Effective en 2008, cette disposition toute aussi fantaisiste que les précédentes, n'annule pas pour autant l'article L. 627 qui punit le simple usage d'une peine de prison ferme.
Financée en partie par le contrevenant, elle ne coûtera pas trop cher et donnera l'impression au " bon peuple " que le gouvernement mène une politique de santé publique alors que cette disposition inédite n'est qu'un racket de plus… Bref, une politique qui n'a pas peur du ridicule. Aussi le CIRC attend avec autant d'impatience que d'appréhension les témoignages des premiers fumeurs condamnés à suivre un stage de " remise dans le droit chemin ".

La réalité dépassera bientôt la fiction

Actuellement, nos fonctionnaires de police expérimentent sur les conducteurs des tests salivaires qui permettraient de détecter une consommation récente de cannabis contrairement aux tests urinaires.
En attendant, qui fait les frais de cette expérience ? Les amateurs de cannabis ! Si vous êtes positif après un test sanguin, votre permis vous sera retiré pour six mois, vous serez sans doute condamné à une amende, et pour récupérer votre permis sur lequel vous seront retirés six points, vous subirez un nouveau test afin de prouver que vous êtes devenu clean.
Certes, la conduite en état d'ivresse cannabique mérite d'être sanctionnée, encore faudrait-il que les tests soient fiables. Mais à mesurer les nano-grammes par millilitre, donc des neuf millième de milligrammes par litre, le seuil fatidique étant fixé à 1 nano-gramme, combien de conducteurs se sont retrouvés positifs aux tests sanguins alors qu'ils avaient fumé la veille, voire l'avant-veille ?
Michèle Alliot-Marie annonce pour 2008 " une généralisation des tests salivaires qui permettent de détecter la conduite sous l'effet de la drogue ". L'objectif du gouvernement est clair : rendre la vie dure aux amateurs de cannabis en les dégoûtant à jamais de tirer sur un pétard et en multipliant les mesures coercitives que personne ne contestera, car pour lutter contre le fléau de la drogue sur nos routes, tout est permis, même de piétiner les libertés élémentaires.
Autre mesure que le CIRC trouve inquiétante et liberticide : la multiplication des prélèvements ADN pour les victimes de la loi de 1970 et nous vous invitons à soutenir celles et ceux qui courageusement refusent le fichage biologique.

Les cannabinophines, faire valoir de Nicolas Sarkozy

Parions qu'en 2007, une nouvelle fois, nous battrons le record des interpellations pour infraction à la législation sur les stupéfiants, un des effets pervers de la politique du rendement cher à Nicolas Sarkozy.
Certains responsables syndicaux ne s'en cachent pas, les usagers de cannabis sont les premières victimes de la culture du rendement pour une raison simple, saisir une barrette en flagrant délit, c'est une affaire de résolue.

Résister !

Le climat politique n'est pas favorable. Pour preuve ? À peine arrivé à la tête de la Mildt, Etienne Apaire a sucré les subventions accordées à la seule association française d'auto-support, nos amis d'Asud. Cette décision que la presse n'a pas commenté signe-t-elle la fin de la réduction des risques et le retour à une politique antédiluvienne dont le maître mot est l'abstinence ?

Même si le climat politique n'est pas favorable, le CIRC continuera en 2008 à dénoncer la politique d'un autre âge pratiquée par le gouvernement, le CIRC continuera à demander l'abrogation de la loi de 1970 et à se battre pour la dépénalisation de l'usage de toutes les drogues… Et concernant le cannabis, le CIRC continuera à demander la réglementation de sa production, de sa distribution et de son usage.

Pour montrer que nous sommes des citoyens comme les autres, que nous avons le droit de nous exprimer, que notre combat est aussi celui de la tolérance et de la liberté, le CIRC invite tous ceux qui veulent que ça change, tous ceux qui en ont marre d'être infantilisé par le pouvoir, à le faire savoir partout en France, le 18 juin 2008.

 



Cannabis social club : une solution raisonnable

A cause de la prohibition du cannabis et de ses nombreux effets pervers, des millions de fumeurs et leur entourage sont sans cesse exposés à des risques pour leur santé et leur sécurité. Elle rend impossible toute politique de contrôle et de prévention des usages problématiques (abus, usager trop jeune, trop fragile…).
Il existe pourtant un système de production et de distribution du cannabis susceptible d'engendrer à la fois moins de problèmes et de dépenses publiques. Un système qui permettrait à ceux qui le souhaitent de profiter du cannabis de façon responsable et à tous un contrôle de la production jusqu'à la consommation.

Les Cannabis Social Clubs sont des associations à but non lucratifs regroupant des adultes citoyens qui organisent, en circuit fermé, la production d'une quantité limitée de cannabis destinée à un usage personnel. Les membres d'un CSC ne peuvent ni ne doivent vendre leur cannabis à une tierce personne ni en faire profiter des personnes mineures.
Les CSC peuvent prendre des formes diverses en fonction de la marge de manœuvre dont disposent les gouvernements par rapport aux accords internationaux de lutte contre la drogue. D'après la Convention Européenne des Droits de l'Homme, les citoyens européens peuvent se regrouper en association pour défendre leurs intérêts, sans entraves des autorités tant que leur activité ne trouble ni l'ordre ni la santé publiques.
Au sein du CSC, la culture du cannabis peut exister dans un cadre respectant les règlements sanitaires et sociaux. Ceci permettre en outre de freiner l'usage de différents produits toxiques et éviterait le détournement d'électricité.
La distribution du cannabis pourrait avoir lieu au travers de règlements prévenants les usages problématiques.
Le Cannabis Social Club offre une occasion de voir la part de la grande criminalité dans le marché du cannabis diminuer, et évite les problèmes de coupe avec des substances dangereuses comme le verre.
A l'heure actuelle, des CSC sont d'ores et déjà en activité aux Etats-Unis, au Canada, en Espagne et en Suisse. Dans d'autres pays, des initiatives sont lancées pour concrétiser cette idée.
Si vous souhaitez faire connaître le Cannabis Social Club dans votre région, veuillez consulter le site www.encod.org où vous pouvez signer la pétition de soutient à cette initiative.
La guerre à la drogue doit cesser. Aidez nous à déclarer la paix. Soutenez Encod.
Plus d'info et pétition sur www.encod.org

> Téléchargez aussi le doc du CIRC Paris "CSC.doc"

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Emission du CIRC Paris :
"Y a d'la fumée dans le poste"

un dimanche sur deux
de 18h30 à 20h30


Bonnes nouvelles

Le procès de J.C. se déroule le 1er avril à seize heures à Lyon ! Soyez présents pour le soutenir !

Si je ne me suis pas trompé dans mes calculs, il ne me reste plus que quelques centaines euros d’amendes à payer au Trésor Public.

Une autre bonne nouvelle ?
Pour celles et ceux qui fréquentent le site du CIRC ou qui écoutent notre émission sur Radio Libertaire (y'a de la fumée dans le poste), sans doute ont-ils suivi les aventures de Jean-Christophe, le responsable de l’association 1001 Jardins…
Pour ceux qui ne sont pas au courant, sachez (pour résumer) que J-C, défendu par maître Francis Caballero, a remporté une belle victoire devant la Cour de cassation. Les juges ont estimé que présenter le « chanvre (y compris le cannabis indica sativa L.) sous un jour favorable ne constitue, en aucun cas, un acte concret d’aide à autrui d’usage illicite de produits classés au tableau des stupéfiants ».
La bonne nouvelle n’est pas si bonne puisque le Parquet de Lyon craignant que cette décision ne fasse jurisprudence a fait Appel. Le procès se déroulera début avril, mais d’après Francis Caballero que j’ai croisé, les conclusions qu’il compte déposer devant le tribunal devraient faire sauter l’article L. 34 21 – 4 (l’ancien L. 630).
Aujourd’hui, Jean-Christophe n’a plus de boutique, et avant que le parquet ne revienne à la charge, il avait abandonné toute activité militante, mais cette nouvelle attaque l’a requinqué car, ce procès représente un véritable enjeu, celui de la liberté d’expression pour le cannabis.
Non seulement, Jean-Christophe a besoin de votre soutien militant, mais aussi financier pour assurer sa défense…
Pour l'aider :
www.1001jardins.circnordest.net

JP Galland



Banlieues, une loi qui plombe l'ambiance
Le CIRC a relevé, à propos des troubles dans certains quartiers que les relations conflictuelles entre police et " jeunes des cités " sont souvent invoquées parmi les causes, mais que rarement est évoquée la législation sur les stupéfiants qui fait du jeune de banlieue la cible d'une répression systématique.
Tant que la législation considérera une pratique culturelle qui touche un jeune sur deux comme un délit, voire un crime, les relations entre jeunes et policiers ne pourront pas se détendre totalement.

D'après certains chiffres entre un quart et un tiers de l'activité policière (contrôles ou interpellations) serait consacré au cannabis La conséquence de cette politique est de transformer un nombre conséquent de jeunes dans les quartiers en " délinquants ".

Signalons cependant que, malgré une loi sévère, le délit d'usage - et ceux qui lui sont associés - sont commis à toute heure et partout par de nombreux français qui, ne vivant pas dans des quartiers dits " sensibles ", ne sont pas dans le collimateur de la police.

Tant que le cannabis sera interdit, qu'une grande part de son commerce sera entre les mains de trafiquants peu scrupuleux, il générera des troubles et des nuisances.
Pour en finir avec cette politique du pire, rappelons que le CIRC propose une réglementation de la production, de la distribution et de l'usage du cannabis. Une réglementation qui procurerait du travail à ceux que le système de prohibition stigmatise aujourd'hui et donnerait à l'Etat les moyens d'un contrôle sanitaire actuellement impossible.



Liberté de cultiver en Suisse : Libérez André Fürst
L'affaire Bernard Rappaz, célèbre chanvrier suisse, avait déjà montré le changement de climat autour du cannabis en Confédération Helvétique après le refus du parlement de changer la loi en 2004. C'est maintenant au tour de Chanvre-Info de subir les foudres de la justice en cette période cruciale de pré-votation pour une dépénalisation de l'usage et de la production de chanvre.

Condamné à 29 mois de prison ferme pour production et vente de produits de chanvre, André Fürst a été arrêté le 9 septembre. Chanvre-Info dispose pourtant de toutes les autorisations nécessaires à la culture de ce champ de " beuh " dont il devait tirer des produits légaux (alimentaires et huile essentielle) avant sa mise sous séquestre le même jour. La police a considéré lors d'une descente sur place qu'arracher les plants malades constituait une récolte avant la date autorisée.
Cette même police qui ne s'est pas pressée d'intervenir alors que quelques jours plus tard, l'équipe de Chanvre-info subissait une attaque à main armée de la part d'un gang de voleurs de beuh.

Chanvre-Info œuvre depuis des années pour réhabiliter le chanvre (en français et latin cannabis) et ses multiples usages notamment écologiques et thérapeutiques en Suisse.
Le CIRC, bien sûr solidaire de nos cousins helvètes, demande la libération immédiate d'André et la fin des poursuites en l'absence de toute preuve d'activité illégale. Mais le CIRC est aussi inquiet des méthodes douteuses employées par la police et la justice suisses contre des militants qui se battent depuis des années pour faire changer la loi.
André Fürst et Chanvre-Info ont besoin de notre soutien, c'est pourquoi nous vous invitons à passer à l'action en prenant connaissance, en signant et en envoyant la lettre type disponible ici aux responsables et aux élus indiqués.
Pour qu'en Suisse à nouveau se dégage une voie pragmatique, raisonnable et progressiste en matière de cannabis, soutenons André Fürst.

Enormément plus d'infos sur www.chanvre-info.ch



Le stage, une mesure de plus contre les intérêts des usagers

C’était annoncé par le projet de loi sur la délinquance et Etienne Apaire, nouveau chef de la Mildt, l’a fait : des stages de prévention pouvant coûter jusqu’à 450 euros seront imposés aux contrevenants à la législation sur les stupéfiants.

Que trouvera-t-on dans ces stages ? Par qui seront-ils menés ? Quelles associations cela financera-t-il ? Etienne Apaire ne le dit pas. Il signale juste une disposition susceptible de désencombrer les palais de justice (comme quoi des affaires inopportunes encombrent la justice) et de prétendre faire ici ce qu’on n’a pas su faire ailleurs : prévenir, informer.
La cerise sur la gâteau c’est le financement de cette mesure. On sait que la Mildt jongle avec quelques rabais de budget…
Le financement sera donc assuré par l’usager lui-même qui, en plus de son temps, devra payer ces stages estimés à 450 euros. De ce côté là rien de nouveau : l'usager est toujours la première
victime des politiques mises en oeuvre.

L’injustice fatale de cette mesure c’est que, quand ce ne seront pas des parents qui payeront, ce seront des usagers dont certains gagnent quelques fois moins de 450 euros.
Pour les usagers adultes et actifs ce sera la double peine car il faudra en plus expliquer cette absence à leur employeur et abandonner plusieurs jours de salaire.

Pour le CIRC cette mesure semble inadéquate pour résorber la consommation de cannabis en France et elle ressemble aux trop nombreux effets d’annonce stériles qui priment sur la question des usages de drogues.
Le CIRC reconnaît qu’il est urgent de mettre en place une législation basée sur la légalité des usagers de drogues et la recherche d’une légitimité du discours de la prévention afin de le rendre enfin efficace. Légaliser c’est se donner les moyens de prévenir et d’informer les usagers et de contrôler les produits et leur bénéfice.

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