COMMUNIQUÉ DE PRESSE

le 26/11/2014

IL Y A QUARANTE ANS, L’AVORTEMENT ÉTAIT LÉGALISÉ

La « célébration » des quarante ans de la « Loi Veil » ne doit pas nous faire oublier qu’en matière de progrès législatif et social, rien n’est jamais acquis. Et les vociférations nauséabondes de certains mouvements à l’occasion de l’adoption de la Loi Taubira sur l’égalité des Droits, de nous le rappeler.

Pour cette raison, les Lois progressistes et toute l’histoire entourant leur adoption, gagneraient certainement à être enseignées. Sans doute cela ferait-il prendre conscience aux nouvelles générations, le caractère précaire de que l’on croit intangible.

Cela leur ferait aussi comprendre qu’aucun progrès ne s’est produit dans une complète sérénité. Qu’ils ont toujours suscité déchaînement de haine et de passion parmi la classe politique dont certains, à postériori, seraient bien en peine d’expliquer et de justifier les propos parfois ignobles qu’ils tenaient alors.

D’autres mesures relevant de l’égalité des Droits ou tout simplement du bon sens, devront être débattues. Il faudra bien qu’un jour, par exemple, l’exécutif quel qu’il soit, se penche sérieusement su la question des drogues autrement que par le prisme de la morale.

En manifestant de l’indifférence, voire du mépris, plutôt que de la curiosité à l’égard des expériences menées outre-Atlantique, les autorités s’interdisent toute remise en cause du modèle prohibitionniste dont l’échec est flagrant. Elles devront pourtant un jour ou l’autre en rendre compte à la société tout entière, tout comme ses partisans devenus les alliés objectifs du crime organisé.

Dans ce contexte d’omerta organisée, quelle portée aura le rapport d’information sur « l’évaluation de la lutte contre l’usage de substances illicites » remis au parlement le 20 novembre par les député(e)s A.-Y. Le Dain et L. Marcangeli. Son manque d’audace manifeste aussi un manque d’information sur la nature culturelle que constitue aussi la consommation de drogues.

Le nier reviendrait à réduire la consommation d’alcool à l’abus qu’en font des millions de personnes qui mettent ainsi en danger leur entourage aussi bien que leur propre santé. Cela reviendrait aussi à occulter tout l’aspect festif qui entoure son usage, l’aspect économique avec ces régions qui en vivent directement. S’agissant d’une production agricole et pour ne parler que du cannabis, pourquoi en serait-il autrement et ne pas accorder les mêmes droits et devoirs qu’à la viticulture ?

 

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