COMMUNIQUÉ DE PRESSE

le 04/11/2014

On a beau y être habitué, le silence qui accompagne la visite de personnalités remarquables, mais dont le positionnement politique ne correspond pas au dogme dominant, a toujours quelque chose d'assourdissant.


Il y a quelques semaines, c'était celui qui entourait le passage d'une délégation de l'ambassade d'Uruguay, reçue en catimini à la mairie du XIème arrondissement de Paris, celle-ci refusant cependant d'afficher sur sa façade, le sujet de la conférence, à savoir la présentation de la légalisation de la filière récréative et thérapeutique du cannabis dans ce petit pays d'Amérique du sud. Un mépris partagé par une autre institution censée pourtant s'intéresser aux expériences menées ailleurs, la MILDECA, qui ne jugeât pas judicieux de rencontrer les représentant(e)s uruguayen(ne)s pourtant promptent à partager leurs points de vues.

C'est cette année l'anniversaire de l'isolation du THC par le professeur Raphaël Mechoulam en 1964, que l'ensemble des médias ignore proprement. La visite de cet éminent spécialiste, invité par l'association UFCMED iCare le 22 octobre à l'occasion de son colloque annuel sur le chanvre thérapeutique, aurait pourtant dû susciter leur intérêt. C'est ce même professeur qui découvrit et identifiât, quelques années plus tard, les neurotransmetteurs endogènes du THC, les Anandamides, qui propulsèrent Israël à la pointe de cette discipline. Une avance que la France pourrait rattraper si les responsables de la Santé publique faisaient preuve d'un minimum de discernement.

Des centaines de milliers de patient(e)s en usent pourtant déjà. En cultivent aussi, clandestinement, au risque de se retrouver devant les Tribunaux, poursuivi(e)s pour trafic de drogue. Une double peine pour des personnes atteintent de pathologies lourdes auxquelles la médecine conventionnelle ne peut pourtant pas apporter de solution.

 

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