COMMUNIQUÉ DE PRESSE

le 02/11/2014

21 OCTOBRE 1991/2014 : 23 ANS QUE LE CIRC EST EN PÉTARD ! 


En vérité, nous n’espérions pas durer si longtemps. Les plus pessimistes d’entre nous se disant que les autorités ne laisseraient jamais passer une association de cannabinophiles ; les plus optimistes, que la prohibition allait bientôt tomber.

Ni l’un, ni l’autre ne se produisit. Prises de court, les autorités n’intervinrent qu’à coup de procédures judiciaires, épuisant nos maigres ressources financières et l’énergie de nos militant(e)s. L’abolition de la prohibition quant à elle, même si à la fin du dernier millénaire elle nous semblait atteignable, nous n’en avions jamais été si loin, comme aimait à le répéter un de nos cannactivistes.

Mais le vent tourne et souffle de plus en plus fort depuis les Amériques. La prise de conscience populaire est de plus en plus manifeste, en dépit d’une classe politique démagogue et hypocrite.

La question n’est donc plus de savoir s’il est bon ou mauvais de consommer du cannabis, c’est selon les modes d’administration (combustion, ingestion ou vaporisation) et les généralités ne sont pas de mise en la matière ; mais de savoir si les supporters de la prohibition souhaitent demeurer les alliés objectifs des réseaux criminels en les laissant s’enrichir sur le dos des usagers. De savoir aussi si la société française accepte toujours de criminaliser près de 40 % de sa jeunesse, issue des quartiers populaires et de minorités ethniques le plus souvent. De savoir enfin si les contribuables veulent continuer de supporter le coût d’une politique aussi peu efficace à l’heure où l’on nous parle d’économies budgétaires.

Avec près d’un demi milliard d’euros annuels que l’État économiserait en choisissant de réguler la filière récréative et thérapeutique du chanvre plutôt que de la réprimer, il pourrait en gagner sans doute autant par le simple prélèvement de taxes. Cette nouvelle activité économique entrainerait également la création de plusieurs milliers d’emplois dans un secteur très dynamique et innovant, comme c’est le cas dans tous les pays qui ont choisi cette solution.

L’espoir tient à présent dans la capacité des mouvements antiprohibitionnistes à se mobiliser et à créer un front commun afin de sensibiliser nos concitoyen(ne)s et les élu(e)s sur ce sujet. La récente décision de l’AFR de s’engager dans cette voie nous laisse à penser que cet objectif est désormais envisageable. À nous de jouer !

 

Fédération des CIRCs




CIRC Paris 2013 - le CIRC ne fait pas de prosélytisme. admin